Réorganiser son jardin autour de sa citerne souple : comment avoir l’eau au bon endroit au bon moment

De plus en plus de particuliers en France choisissent d’installer une citerne souple pour la récupération de l’eau de pluie. Cette solution permet de stocker plusieurs centaines ou milliers de litres d’eau sous forme de poche souple, à plat sur le sol, à partir du toit et des gouttières de la maison. Pourtant, une fois la cuve en place, une question revient souvent :

Comment organiser mon jardin et mon potager autour de cette citerne souple pour faciliter l’arrosage et limiter les efforts ?

Dans beaucoup de cas, la cuve ou le réservoir est posée là où il restait un peu de surface libre sur le terrain, sans réflexion globale. On se retrouve alors avec un long tuyau, un robinet difficile d’accès, ou des plantes très éloignées de la citerne. L’utilisation quotidienne devient moins pratique que prévu, et l’on a l’impression de ne pas profiter pleinement de la capacité de stockage de ce système.

Cet article explique, pas à pas, comment réorganiser son jardin et son potager autour d’une ou plusieurs citernes souples, afin d’avoir l’eau au bon endroit, au bon moment, avec un coût limité, un fonctionnement plus écologique et des usages variés.

1. Penser son jardin à partir de l’eau plutôt qu’après coup

1.1. Pourquoi la plupart des jardins ne sont pas pensés autour de la citerne

Dans de nombreux jardins, l’aménagement du terrain s’est fait sans prendre en compte la future installation d’un système de récupération d’eau de pluie. On choisit d’abord l’emplacement de la terrasse, de l’abri, de la balançoire, puis on plante quelques arbres et on crée un massif. L’arrosage vient ensuite, souvent de façon improvisée, avec un simple récupérateur décoratif ou un robinet d’eau potable.

Quand on ajoute plus tard une citerne souple ou d’autres cuves de stockage, elles sont parfois posées là où elles gênent le moins : derrière le garage, au fond du jardin, sur une petite surface en pente… Résultat :

  • le tuyau est long et encombrant ;
  • l’arrosage du potager demande beaucoup de déplacements ;
  • le système ne profite pas pleinement de la récupération de la pluie.

Pour un jardinier novice, cela peut être décourageant. Pourtant, quelques ajustements simples permettent de transformer la citerne en véritable point central de l’arrosage au jardin.

1.2. Partir de la citerne souple : d’où vient l’eau et comment elle arrive au jardin ?

Une citerne souple fonctionne comme une grande poche fermée. L’eau de pluie descend du toit, passe par les gouttières, traverse un kit de récupérateur (collecteur + filtre), puis remplit la cuve souple. L’eau est ensuite disponible à la sortie grâce à un robinet, parfois relié à une pompe pour augmenter la pression et alimenter un système de goutte-à-goutte ou de multi-arrosage.

Avant de penser à déplacer des plantes, il est utile de se poser quelques questions simples :

  • Où se trouve exactement la citerne souple sur le terrain ?
  • La cuve est-elle proche de la maison ou plutôt au fond du jardin ?
  • Combien de mètres faut-il parcourir pour arroser le potager, les massifs ou la pelouse ?
  • Le chemin entre la citerne et les zones à arroser est-il dégagé, stable, non glissant ?

Ce petit exercice de “lecture du jardin” ne demande aucune compétence technique. Il permet seulement de mieux comprendre le rôle du système de stockage d’eau de pluie dans l’organisation globale du terrain.

1.3. Faire un diagnostic simple des zones du jardin

Pour y voir plus clair, il peut être utile de dessiner un petit schéma du jardin :

  • indiquez la maison, le toit et les gouttières ;
  • repérez la position des citernes ou des cuves souples ;
  • notez les différentes zones : potager, massifs, pelouse, haies, zone de jeux, bassin, etc.

Puis posez-vous quelques questions :

  • Quelles zones ont besoin d’une grande quantité d’eau à la belle saison (par exemple le potager, les plantes en pot, certaines haies) ?
  • Quelles zones sont moins sensibles à la sécheresse (plantes résistantes, coin de permaculture bien paillé) ?
  • Quelles zones sont très éloignées de la citerne et nécessitent un long tuyau ou plusieurs allers-retours avec l’arrosoir ?

Ce diagnostic met souvent en évidence une chose simple : la citerne souple est parfois trop loin des principales zones d’arrosage, ou bien le système d’utilisation de l’eau n’est pas encore optimisé.

2. Réorganiser les zones clés pour limiter les efforts et les pertes

2.1. Rapprocher le potager et les zones les plus gourmandes en eau

Le potager, les plantes en pot et les massifs fleuris font partie des zones qui utilisent le plus d’eau. Dès que la capacité de la citerne est suffisante (plusieurs centaines ou milliers de litres), il peut être intéressant de rapprocher physiquement ces zones du réservoir. Par exemple :

  • installer le potager à quelques mètres de la cuve plutôt qu’au bout du terrain ;
  • regrouper les plantes en pot autour d’un point d’eau relié à la citerne ;
  • créer un massif gourmand en eau près du robinet de la cuve.

Ainsi, l’arrosage se fait avec moins d’efforts, moins de longueur de tuyau, et moins de goutte d’eau perdue par évaporation ou fuite dans un tuyau trop long.

Cette approche est particulièrement intéressante en permaculture, où l’on cherche à organiser les usages en “zones” : les espaces les plus sollicités (potager, plantes sensibles) se trouvent de préférence près de la maison et de la sources d’eau.

2.2. Créer des parcours d’arrosage simples et pratiques

Lorsque la citerne ne peut pas être déplacée facilement, il est possible d’améliorer la circulation de l’eau avec un aménagement intelligent :

  • dégager un chemin stable pour le passage du jardinier et du tuyau ;
  • éviter les obstacles, comme des bordures trop hautes, des pots posés au milieu du passage, ou des marches non visibles ;
  • installer un ou plusieurs points de raccord intermédiaires (un petit réservoir secondaire, un robinet déporté, un système multi-sorties).

Dans certains jardins, un kit comprenant une pompe, un filtre et un réseau de tuyau en pvc permet de créer un système d’arrosage multi-zones. Ce n’est pas obligatoire, mais c’est une solution intéressante lorsque la surface à arroser est importante ou que les usages sont variés (potager, pelouse, arbustes).

2.3. Intégrer la citerne souple dans le décor du jardin

Même si la citerne est avant tout un élément technique, elle peut être intégrée visuellement dans le jardin. On peut par exemple :

  • la placer le long d’un mur ou d’une haie, sur une zone de terrain bien préparée ;
  • installer une petite structure en bois pour masquer une partie de la cuve ;
  • planter des arbustes ou des plantes grimpantes à proximité, en veillant à conserver l’accès au robinet et aux raccords.

En traitant la citerne comme un élément à part entière de l’aménagement, et non comme un objet à cacher à tout prix, on facilite aussi son utilisation : tout ce qui concerne l’eau (tuyau, accessoires, petit récupérateur d’appoint, kit de pompe) peut être rangé à proximité, dans un espace cohérent.

3. Adopter de nouvelles habitudes d’arrosage pour harmoniser jardin et citerne

3.1. Prioriser les plantations selon l’accès à l’eau

Toutes les plantes du jardin n’ont pas les mêmes besoins. Certaines demandent un arrosage très régulier (légumes du potager, fleurs en pot, jeunes arbres), d’autres supportent mieux la sécheresse. Pour un jardinier débutant, une règle simple consiste à :

  • installer les plantes les plus exigeantes en eau à proximité de la citerne ou de la sortie d’eau ;
  • réserver les zones éloignées pour des espèces plus résistantes, adaptées à un terrain plus sec.

Cette organisation permet d’utiliser la capacité de stockage de la cuve pour les endroits où la quantité d’eau nécessaire est la plus grande, sans allonger inutilement les trajets.

3.2. Ajuster la fréquence d’arrosage au niveau de la cuve

Une citerne souple se remplit et se vide au rythme des pluies et des besoins du jardin. Observer le niveau de la cuve souple (ou des citernes si l’on en a plusieurs) est une façon simple de mieux gérer les usages :

  • après plusieurs épisodes de pluie, la cuve est pleine : c’est le bon moment pour arroser plus largement, voire remplir un petit récupérateur d’appoint ;
  • lors d’une période sèche, la baisse du niveau invite à concentrer l’arrosage sur les zones prioritaires (potager, jeunes plantations).

On peut utiliser un système de goutte à goutte alimenté par la citerne, avec une pompe si la pression naturelle n’est pas suffisante. Cette technique limite l’évaporation, réduit le coût d’utilisation de l’eau et rend l’arrosage plus homogène.

3.3. Améliorer progressivement l’installation et le stockage

La force d’une citerne souple, c’est sa flexibilité. Contrairement à certaines cuves rigides enterrées, elle peut parfois être déplacée sur le terrain ou complétée par d’autres citernes souples. Au fil des années, on peut :

  • ajuster la capacité de stockage en ajoutant une autre poche ou un petit récupérateur ;
  • faire évoluer le système (nouveau kit de filtration, meilleure sortie d’eau, ajout d’un second tuyau) ;
  • tester de nouveaux usages : arrosage du potager, nettoyage de la terrasse, alimentation d’un petit bassin, etc.

En France, de plus en plus de jardins adoptent ce type de solution écologique pour réduire la consommation d’eau potable du réseau. L’idée n’est pas de tout transformer en une seule fois, mais d’améliorer progressivement la cohérence entre la citerne, le jardin, le potager et les besoins réels du foyer.

La citerne souple comme outil pour réorganiser son jardin …

Réorganiser son jardin autour d’une citerne souple, ce n’est pas un chantier réservé aux experts. Même en tant que débutant, il est possible de :

  • mieux comprendre le rôle du toit, des gouttières et du système de récupération dans l’arrosage ;
  • rapprocher les zones qui demandent le plus d’eau de la cuve ou du réservoir ;
  • créer des trajets simples pour le tuyau et pour l’arrosage au quotidien ;
  • adapter les plantes et les usages en fonction de la capacité de stockage disponible.

En prenant l’habitude de regarder la citerne comme le cœur du système d’eau de pluie au jardin, on obtient un ensemble plus logique, plus pratique et plus écologique. La citerne souple n’est alors plus seulement un accessoire posé sur le terrain, mais un véritable outil d’organisation au service du jardin, du potager et de la maison.

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